Google search engine
Accueil AFRIQUE Pero Luwara : « La police belge me demande soit d’arrêter le...

Pero Luwara : « La police belge me demande soit d’arrêter le journalisme, soit de cesser de critiquer Kinshasa »

0
226
Pero Luwara

Kiki Kienge

Le journaliste congolais en exil dénonce des pressions après une troisième agression. Il affirme que la police belge lui auraient demandé de modérer ses critiques contre le régime de Félix Tshisekedi, sinon d’arrêter le journalisme.

Le journaliste congolais Pero Luwara, connu pour ses positions critiques à l’égard du pouvoir de Félix Tshisekedi, affirme faire face à des menaces croissantes en Belgique. Invité par le Club de la presse européenne à Bruxelles, il a dénoncé des pressions exercées sur lui, notamment de la part des services de police belges.

« Il faut arrêter le journalisme ou ne plus critiquer le régime de Kinshasa »

Au cours de cette conférence de presse, Pero Luwara aurait rapporté une déclaration qui lui aurait été adressée par les autorités policières :

« Monsieur Pero Luwara, vous devriez arrêter ce travail de journaliste, car ce travail est conflictogène. »

Selon le journaliste, cette remarque serait intervenue dans un contexte marqué par sa troisième agression. Luwara accuse des individus impliqués dans ces attaques d’être liés au pouvoir de Félix Tshisekedi, une accusation qui nécessite des éléments de preuve et une vérification indépendante.

Une protection policière au cœur de la controverse

Le journaliste affirme également que les autorités belges, en particulier la police, lui auraient demandé de ne plus critiquer le régime congolais.

Cette déclaration soulève une question importante : un journaliste menacé peut-il être contraint de limiter son travail d’investigation et ses prises de position pour des raisons de sécurité ?

Luwara soutient que sa situation aurait atteint un niveau de menace particulièrement élevé. Il a même présenté des documents de la police belge indiquant que sa protection ne pourrait pas être assurée totalement.

Toutefois, la signification exacte du niveau de menace mentionné doit être vérifiée à partir des documents concernés. En Belgique, l’OCAM utilise une échelle officielle allant de 1 à 4 pour l’évaluation générale de la menace.

Liberté de la presse et sécurité des journalistes

Les accusations formulées par Pero Luwara mettent en lumière les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les journalistes congolais en exil, notamment lorsqu’ils continuent de couvrir les affaires politiques de leur pays d’origine.

Si les déclarations attribuées aux autorités policières sont confirmées, elles soulèveraient des interrogations sur l’équilibre entre les impératifs de sécurité et la liberté d’expression.

À ce stade, les accusations de Luwara contre les autorités belges et les personnes qu’il soupçonne d’être liées au pouvoir congolais doivent être distinguées des faits établis. Une vérification des documents policiers, des circonstances des agressions et des éventuelles réponses officielles permettrait de mieux comprendre cette affaire.

Une question demeure

Lorsqu’un journaliste est menacé en raison de ses prises de position politiques, la priorité doit-elle être de protéger sa sécurité ou de lui demander de réduire ses critiques ?

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici