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RDC : réticence, méfiance ou inquiétude quant à leur avenir politique chez les alliés de l’UDPS au sein de l’Union sacrée ?

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Union sacrée de la nation, plate-forme politique au pouvoir en RDC

Kiki Kienge

Alors que le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter les discussions politiques à Kinshasa, un malaise semble s’installer au sein de l’Union sacrée de la Nation, la vaste coalition qui soutient le président Félix Tshisekedi.

Dans les rangs de l’UDPS, plusieurs cadres ne cachent plus leur frustration face à ce qu’ils considèrent comme un manque d’engagement de leurs partenaires politiques. Ces dernières semaines, le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, a multiplié les sorties médiatiques pour défendre la ligne du chef de l’État et appeler à une mobilisation plus active autour des réformes institutionnelles envisagées.

Mais du côté des principaux alliés de Félix Tshisekedi, le silence domine. Ni Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, ni Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre chargé des Transports, ni encore Modeste Bahati ne se sont véritablement engagés dans la défense publique du projet porté par certains cercles du pouvoir. Leurs formations politiques apparaissent également peu présentes dans les manifestations et campagnes de communication visant à contrer les critiques de l’opposition.

Cette réserve alimente les interrogations. S’agit-il d’une simple prudence politique face à un sujet particulièrement sensible dans l’opinion publique ? Ou traduit-elle des divergences plus profondes sur l’avenir du pays et les équilibres politiques à l’approche des prochaines échéances électorales ?

Au sein de l’UDPS, certains redoutent un scénario dans lequel le parti présidentiel se retrouverait seul à porter un projet susceptible de polariser davantage le débat national. Plusieurs responsables estiment que les alliés de l’Union sacrée bénéficient largement des avantages du pouvoir, mais hésitent à assumer les coûts politiques liés aux décisions les plus controversées.

D’autres observateurs avancent une autre lecture. Pour eux, le silence des poids lourds de la majorité pourrait refléter une stratégie d’attente. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires dans l’est du pays, les tensions sociales et les incertitudes économiques, nombreux seraient les acteurs politiques qui préfèrent préserver leurs marges de manœuvre pour l’avenir plutôt que de s’aligner sans réserve sur un projet dont les contours restent encore flous.

Une chose est sûre : les critiques répétées d’Augustin Kabuya révèlent des fissures de plus en plus visibles au sein de la coalition présidentielle. Si l’Union sacrée demeure officiellement unie derrière Félix Tshisekedi, les hésitations de certains de ses principaux alliés montrent que la question de l’après-2028 commence déjà à peser sur les calculs politiques de chacun.

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