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La RDC reconnaît une présence naturelle d’uranium dans ses minerais de cuivre et de cobalt, sans y voir une anomalie

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Femme travaillant dans une mine artisanal du Katanga

Kiki Kienge

La République démocratique du Congo a reconnu jeudi que ses gisements de cuivre et de cobalt contiennent naturellement des traces d’uranium, tout en affirmant que cette co-minéralisation est un phénomène géologique connu depuis plus d’un siècle et ne constitue ni une anomalie ni une violation de ses engagements internationaux.

Dans un communiqué publié par le ministère de la Communication et des Médias, le gouvernement répond à une étude parue le 30 juillet dans la revue Nature Communications et à plusieurs reportages de médias internationaux évoquant la présence d’uranium dans certaines exportations congolaises d’hydroxyde de cobalt.

Les autorités congolaises indiquent que la présence d’uranium dans les gisements du Lualaba et du Haut-Katanga est documentée depuis l’époque du projet Manhattan et résulte de la géologie naturelle du Copperbelt congolais. Elles soulignent que cette co-minéralisation est connue de l’administration minière et qu’elle a été gérée au cours de plus d’un siècle d’exploitation industrielle.

Le gouvernement conteste toutefois les conclusions de l’étude, estimant qu’elles reposent sur une modélisation plutôt que sur des analyses directes de cargaisons exportées. Selon Kinshasa, ces estimations doivent faire l’objet d’une vérification contradictoire avant toute conclusion définitive.

Pour répondre aux interrogations, les autorités annoncent une campagne d’analyses sur un échantillon représentatif des exportations d’hydroxyde de cobalt. Les prélèvements seront examinés par un laboratoire national et un laboratoire international accrédité sous la supervision des institutions techniques congolaises compétentes.

Un groupe de travail interministériel a également été mis en place afin d’évaluer les aspects techniques, sanitaires et environnementaux de cette question. Son rapport est attendu dans un délai de soixante jours.

Le gouvernement indique par ailleurs qu’il sollicitera l’appui technique de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et s’engage à rendre publics les résultats des analyses.

Cette déclaration intervient après un communiqué de l’Union des Sociétés Minières aux Capitaux Chinois en RDC (USMCC), qui a également reconnu que les produits d’hydroxyde de cobalt peuvent contenir des traces naturelles d’uranium, tout en affirmant que ces concentrations restent conformes aux normes internationales.

Premier producteur mondial de cobalt, la RDC fournit une part essentielle du métal utilisé dans les batteries des véhicules électriques. Les autorités affirment vouloir renforcer la fiabilité et la transparence de leurs chaînes d’approvisionnement afin de préserver la confiance des marchés internationaux.

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