Kiki Kienge
Dans une déclaration qui risque de raviver les tensions diplomatiques en Afrique centrale, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a fermement dénoncé l’implication du Rwanda dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Selon lui, « les actions du Rwanda dans l’est de la RDC constituent une violation claire des Accords de Washington signés par le président Donald Trump ». Une prise de position sans ambiguïté, qui marque un durcissement du ton de Washington face à une crise sécuritaire qui s’enlise depuis des années dans la région des Grands Lacs.
Une mise en garde américaine
Au-delà du constat, Marco Rubio va plus loin en promettant des mesures concrètes : les États-Unis « prendront des mesures pour veiller à ce que les promesses faites au président soient tenues ». Sans détailler la nature de ces actions, cette déclaration laisse entrevoir d’éventuelles pressions diplomatiques, voire économiques, sur Kigali.
Cette sortie intervient dans un contexte où les accusations de soutien rwandais à des groupes armés opérant dans l’est congolais se multiplient, notamment autour du M23, au cœur d’une résurgence des violences dans le Nord-Kivu.
Washington s’implique davantage
En invoquant les Accords de Washington, l’administration américaine cherche visiblement à rappeler un cadre diplomatique qu’elle considère comme contraignant pour les parties concernées. Cela traduit aussi une volonté accrue de Washington de peser sur les dynamiques régionales, dans une zone stratégique riche en ressources et marquée par une instabilité chronique.
Kinshasa en position d’attente
Du côté de Kinshasa, cette déclaration pourrait être perçue comme un soutien diplomatique important, alors que les autorités congolaises dénoncent depuis des mois l’ingérence rwandaise. Reste à savoir si cette pression américaine se traduira par des changements concrets sur le terrain.
Une chose est sûre : en s’exprimant aussi directement, Marco Rubio remet la crise congolaise au cœur de l’agenda international et ouvre un nouveau chapitre dans les relations déjà complexes entre Washington, Kigali et Kinshasa.















