Kiki Kienge
Le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a vivement réagi aux critiques et interprétations circulant sur les réseaux sociaux concernant la position de la Belgique sur le conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC).
Dans un message publié sur X, le chef de la diplomatie belge affirme être « outré » par ce qu’il qualifie de déformations, « délibérées ou non », de la position officielle de Bruxelles. Selon lui, certains commentaires reposent sur une lecture « totalement biaisée » d’un de ses précédents messages.
La souveraineté de la RDC « non négociable »
Maxime Prévot insiste sur un point qu’il juge fondamental : la Belgique ne remet aucunement en cause l’intégrité territoriale et la souveraineté de la RDC.
« Pas de conditions, pas de préalables », écrit-il, rappelant que la Belgique s’est constamment mobilisée sur la scène internationale pour défendre ces principes. Il réaffirme également sa condamnation de la présence militaire rwandaise sur le territoire congolais et assure qu’il continuera à dénoncer cette situation jusqu’au retrait complet des troupes rwandaises.
Les accords de Washington au cœur du débat
Le ministre belge rappelle toutefois que Bruxelles soutient la mise en œuvre intégrale des accords conclus entre la RDC et le Rwanda à Washington. Selon lui, ces engagements prévoient à la fois le retrait des forces rwandaises et la neutralisation des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
Face aux accusations selon lesquelles la Belgique conditionnerait le retrait rwandais à la neutralisation préalable des FDLR, Maxime Prévot réfute catégoriquement cette interprétation. Il affirme que son pays demande simplement aux deux parties de respecter les engagements qu’elles ont librement acceptés.
Une position partagée par plusieurs partenaires internationaux
Le ministre souligne que cette lecture des accords est également défendue par plusieurs acteurs internationaux, notamment les États-Unis, représentés par Massad Boulos, ainsi que le Qatar, l’Union africaine et les partenaires du Groupe de contact international.
Appel à une action urgente
Au-delà des controverses diplomatiques, Maxime Prévot met en avant l’urgence de la situation humanitaire dans l’est de la RDC. Il évoque notamment les souffrances de la population congolaise et les défis sanitaires, dont l’épidémie d’Ebola.
« La population congolaise a trop souffert », souligne-t-il, appelant l’ensemble des acteurs impliqués à faire taire les armes et à favoriser une désescalade rapide du conflit.
Cette mise au point intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et de débats nourris autour de l’application des accords destinés à restaurer la stabilité dans l’est de la RDC.















