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RDC : changement de la Constitution et soutien aux sanctions contre Kabila, l’Union sacrée dans les rues de Kinshasa

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RDC : "Oui au changement de la constitution"

Kiki Kienge

À Kinshasa, la démonstration de force de l’Union sacrée de la nation (USN) n’est pas passée inaperçue. Officiellement, la plateforme politique qui soutient le président Félix Tshisekedi avait appelé à une marche pour saluer les sanctions américaines visant l’ancien chef de l’État Joseph Kabila.

Mais, sur le terrain, ce lundi 4 avril 2026, le message s’est révélé plus nuancé et plus politique.

Dans les artères de la capitale congolaise du circuit de la marche, au-delà du drapeau américain, qui était également brandi par le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya.

Des pancartes étaient notamment exposées, portant des messages du type : « Oui au changement de la constitution ».

Une prise de position qui relance un débat sensible en République démocratique du Congo, où la limitation des mandats présidentiels reste un pilier institutionnel. Une mobilisation aux multiples visages L’ambiance oscillait entre ferveur populaire et débordements.

Dans le cortège, quelques autorités se sont illustrées par des démonstrations plus folklorique, multipliant gestes et slogans pour afficher leur loyauté au chef de l’État, Félix Tshisekedi.

Plus loin, la tension est montée d’un cran. Des groupes de manifestants (combattants), s’en sont pris à des symboles du camp adverse. Le siège du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation de Joseph Kabila, a été incendié dans un climat de forte agitation.

Un message politique à plusieurs niveaux Derrière le mot d’ordre initial, remercier Washington pour ses sanctions, cette mobilisation apparaît comme une opération politique plus large.

Pour le camp présidentiel, il s’agissait aussi de démontrer sa capacité de mobilisation dans la rue, à un moment charnière du second mandat de Félix Tshisekedi, un mandat qu’il ne peut plus renouveler.

Surtout, les slogans en faveur d’une révision constitutionnelle suggèrent une volonté de préparer l’opinion à un éventuel changement des règles du jeu électoral.

Une hypothèse qui, si elle se confirmait, pourrait permettre au chef de l’État de briguer un nouveau mandat.

L’opposition face à un tournant Dans ce contexte, l’opposition est désormais attendue au tournant. Fragmentée mais vigilante, elle devra définir une stratégie capable de contrer toute tentative de modification de la Constitution, un sujet hautement inflammable dans l’histoire politique congolaise.

Car au-delà de la démonstration de force du jour, c’est bien l’équilibre institutionnel du pays qui pourrait être en jeu dans les mois à venir.

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