Kiki Kienge
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a tenu un discours offensif devant des membres de la diaspora congolaise à Houston, aux États-Unis, à l’issue du match amical ayant opposé les Léopards au Portugal.
Dans une intervention largement relayée sur les réseaux sociaux, le chef de l’État a appelé les Congolais à la vigilance face à ce qu’il considère comme des tentatives de déstabilisation du pays par des acteurs étrangers et leurs alliés locaux.
« À la fin de la Deuxième République, nous nous sommes dit que même si un chien voulait venir nous diriger, qu’il vienne. Faites très attention à ces déclarations. C’est ainsi que nous avions ouvert la voie aux ennemis. Nous étions distraits quand les ennemis sont entrés. Ils ont tué un fils du pays qui était à la tête de notre nation parce qu’il s’était révolté contre eux. Ils ont par la suite imposé leur chien qu’ils pouvaient bien manipuler. C’est pourquoi nous disons : “C’est terminé” », a déclaré Félix Tshisekedi.
Sans citer de nom, le président congolais a affirmé que certains acteurs étrangers avaient, dans le passé, influencé le destin politique du pays au détriment des intérêts nationaux, plaçant un « chien » à la tête de la RDC .
Poursuivant son intervention, Félix Tshisekedi a exhorté les Congolais à ne pas se laisser convaincre par des discours favorables à une rébellion contre les institutions du pays.
« Que personne ne vienne vous mentir pour que vous poussiez à vous rebeller contre votre pays, la RDC. Les sorciers ne sont pas seulement au Rwanda mais même dans notre propre nation », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État s’est également montré optimiste quant à l’évolution de la situation sécuritaire dans l’est du pays, où les forces armées congolaises affrontent plusieurs groupes armés.
« Nos forces armées sont en train de malmener nos ennemis. Je crois fermement que, dans les prochains jours, le Congo tout entier sera libéré. L’armée congolaise est en train d’écraser l’ennemi en ce moment même », a affirmé le président.
Ces déclarations interviennent alors que les tensions politiques et sécuritaires demeurent vives en RDC, notamment autour de la question de l’insécurité persistante dans l’est du pays et des accusations récurrentes d’ingérence étrangère.















